A la fin du temps pascal pendant lequel nous avons célébré intensément la mort et la résurrection de Jésus, la célébration de la Pentecôte nous a rappelé combien nous étions dépendants de l’Esprit-Saint et de ses dons pour notre mission de Chrétien. Il convient, après avoir célébré individuellement ces personnes divines, de les regarder comme une unité. Ceci nous conduit logiquement à célébrer en ce dimanche, la Sainte Trinité.

Quand nous pensons Sainte Trinité, le premier mot qui vient à l’esprit est « mystère », dans le sens de l’incompréhensible et de l’insaisissable. Certes, la Sainte Trinité est un mystère parce que le raisonnement humain ne suffit pas pour atteindre la compréhension de trois personnes (Tri-) dans l’unité d’un Dieu (-nité). Pour dépasser cette limite de notre capacité humaine, Dieu a décidé de se révéler brièvement dans la personne du Père à travers la création, dans la personne du Fils à travers sa naissance, sa mission, sa mort et sa résurrection, dans la personne de l’Esprit-Saint à travers sa descente sur les apôtres et sur la communauté des disciples. Désormais, pour nous, « le mystère » n’est plus ce que nous ne comprenons pas, mais plutôt ce que nous comprenons et connaissons seulement à partir d’un choix de Dieu qui nous le révèle. Ce qu’Il nous révèle de plus profond, c’est cet amour qui lie le Père au Fils à travers l’Esprit-Saint. 

En outre, Dieu choisit de nous faire participants de cette relation intime qui existe en ces trois personnes. Il « a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle ». Cette vie est celle au cours de laquelle nous parviendrons à la pleine compréhension du mystère de Dieu. Pour y parvenir, il nous invite à un mouvement unique : « croire ». Professer la foi en un Dieu-Trinité, c’est être capable de se dessaisir de notre désir de tout contrôler et de pouvoir dire : « Je crois au soleil même quand il ne brille pas, je crois en l’amour, même si je ne le sens pas, je crois en Dieu même s’il est silencieux ».

                                                                         PERE JACOB SENOU